Les chéneaux et gouttières évacuent l'eau de pluie loin de la structure. Bouchés, ils débordent, infiltrent les murs et finissent par coûter bien plus cher qu'un simple entretien. Voici quand et comment s'en occuper.
Après la chute des feuilles et avant les grosses pluies d'hiver, novembre est la fenêtre idéale : on retire les feuilles accumulées au moment où elles risquent le plus de provoquer un bouchon. Un second passage léger au printemps, après les bourgeons et pollens, est un bon complément sur les bâtiments très arborés.
Ne pas attendre la première fuite : à ce stade, l'eau a souvent déjà commencé à dégrader l'enduit, l'isolant ou la charpente. Le curage préventif est toujours moins cher que la réparation.
Le curage se fait en retirant manuellement les débris, puis en rinçant pour vérifier l'écoulement jusqu'à la descente. On contrôle au passage l'état des crochets, des soudures et des joints. Sur les bâtiments hauts ou à toiture inaccessible, le travail sur cordes permet d'atteindre le chéneau sans échafaudage.
Pour une copropriété, un contrat d'entretien annuel évite l'oubli et lisse le budget. Vous gardez une trace des passages et anticipez les petites réparations avant qu'elles ne deviennent des chantiers.

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